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APPRENDRE LA BOURSE
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Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse.



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APPRENDRE LA BOURSE
Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse.

Fannie et Freddie placés sous tutelle de l'oncle Sam
   
C'était attendu. On en a beaucoup parlé. Partout. La nationalisation était prévue mais restait en attente jusqu'ici ?... Dorénavant c'est fait.

Le gouvernement américain vient de prendre le contrôle ce week-end  des 2 mastodontes Fannie Mae et Freddie Mac détenant une grande partie des prêts immobiliers ou hypothécaires américains pour éviter une crise systémique (effondrement du système financier), maintenir à flot le secteur immobilier, préserver le potentiel des institutions financières à prêter aux ménages dans une opération qui est vue suivant les autorités comme ayant un coût pour le contribuable mais bien inférieur à celui que représenterait la faillite de ces entités.

Le débat est immense, les prises de position très diverses. Certains saluent le sauvetage bénéfique quand d'autres y voient la fin d'une  ère où on ne voyait jusqu'ici que des Etats socialistes ou 'exotiques' nationaliser des mines, des compagnies importantes. Tout y passe. Tout se mélange un peu.

A l'occasion de cet évènement, des 2 ans d'apprendrelabourse.org fêtés le mois dernier et du millième article paru cette semaine, une nouvelle rubrique s'ouvre intitulée  'Un évènement, un graphe'.

Ceci afin d'aller plus directement encore sur des sujets qui sont débattus de manière verbale essentiellement, où la plupart des intervenants du monde économique donnent surtout à penser, prévoient, préconisent, débatent, justifient. Parce que nous voyons des éléments qui ne sont que très rarement restitués, non pas qu'ils soient cachés mais la tendance est vis à vis du public de vouloir vulgariser, simplifier alors que parfois il suffit de désigner, montrer. Ici aussi on tombe dans ce travers qui peut éloigner en fait parfois un peu du sujet réel. 

A vouloir expliquer, on risque l'interprétation. C'est aussi une nouvelle rubrique pour une exigence renouvelée vis à vis de vous. C'est le pari de vous laisser libre vis à vis des évènements tels qu'ils se présentent. C'est le pari de la connaissance. Un bien grand mot sans doute mais si les discours ont tendance à endormir, les graphiques réveillent et personne n'a besoin d'un coussin ou d'une mise en condition pour se voir présenter les faits. Parce qu'il est aussi essentiel que vous compreniez ce qui se passe, que vous voyiez sur quoi on peut s'appuyer et que vous ressentiez les choses vous mêmes avec l'info brute. Que vous ayiez un ressenti sans commentaires.

Rien d'idéal bien sûr, un graphe n'est qu'une représentation parmi d'autres, ici il est présenté avec des chandeliers et volumes, les cours sont dans la hauteur et les volumes dans la largeur. On peut les présenter suivant différents paramètres et il ne sont donc pas totalement neutres. Il y en a déjà beaucoup mais en les isolant, je pense qu'ils parlent encore plus.
N'hésitez pas à transmettre si vous le souhaitez un graphe, une illustration qui vous paraît incongrue avec le discours ambiant ou simplement représentative d'un évènement ou résultant d'une incompréhension de votre part sur un sujet d'actualité etc... On les fera paraître ici.



 N'hésitez pas non plus à demander un graphe que vous souhaiteriez voir sur un évènement, une donnée, un thème d'actualité peu traité. Il sera mis en ligne.
 

A moi de commencer donc : Fannie Mae bien sûr, souvenirs... (cliquer pour agrandir)


Matières premières : Faiblesses du cuivre
   
En cette rentrée et après une semaine chahutée qui fait suite à un mois d'août qui a consacré la dimension mondiale du ralentissement économique  et une baisse conséquente des matières premières, il est utile de faire un point sur le cuivre, un des métaux de base mais aussi un baromètre global de l'activité générale qui a été détaillé dans :

                 . Docteur Copper a t-il de la fièvre ? - Partie 1
                 . Docteur Copper a t-il de la fièvre ? - Partie 2


Les dernières évolutions baissières ( - 8,52 % sur la semaine) mettent en péril la progression haussière telle qu'on la connaît depuis début 2007. Les divergences observées dans la partie 2 en données journalières qui montraient quelques éléments de faiblesses trouvent ici une matérialisation plus nette. Voyons sur un plan plus large si tout cela est confirmé :

Les indicateurs montrent que nous avons là également en données mensuelles une baisse en tendance du RSI et de la MACD.  Septembre est même entrain d'entamer quelques supports importants remontant à 2003/2004.  La tendance haussière de fond est préservée tant que les 275 tiennent. Zone critique à 238.

"Quand le bâtiment va, tout va". Quand Docteur Copper baisse...

Economie US : nouvelle montée du chômage
   
Les créations d'emplois attendues à - 75 000 en août sont ressorties à - 84 000. Pour le 8 ème mois d'affilée la première économie au monde enregistre donc des destructions d'emploi. Le chiffre pour juillet a par ailleurs été revu à la baisse de - 51 000 à - 60 000.

Le taux de chômage qui s'établissait en juillet à 5,7 % grimpe à 6,1 % soit au plus haut depuis le mois de septembre 2003.

Le CAC 40 enregistre une nouvelle poussée baissière après une matinée déjà difficile dans le sillage de la chute de Wall Street hier soir. La perte du jour s'élève à - 2,49 %, l'indice finissant la semaine à 4 196,66 points. Le score hebdomadaire est très lourd avec - 6,39 % pour cette semaine de rentrée pour l'indice phare parisien. L'euro est allé toucher un plus bas à 1,4194 et lâche - 3 % depuis le 1er septembre.

L'indicateur de l'emploi est tout à fait essentiel pour les marchés avec une corrélation avec les récessions très bonne comme vous pouvez le constater avec l'illustration ci-dessous depuis la dernière guerre mondiale. De cette statistique découlent énormément de choses comme les revenus et dépenses des ménages, la confiance de ceux-ci etc...
Plus important encore pour la compréhension à long terme des grands évolutions économiques, la croissance US depuis la précédente crise n'a pas permis de continuer sur le rythme de créations d'emplois qui prévalait depuis 1940 (droite verte rompue)

Cela est le reflet d'éléments démographiques (âges, croissance) mais également d'une croissance économique achetée en grande partie à crédit avec des taux très bas au début du siècle qui ont permis un développement de l'immobilier principalement mais sans réel impact positif sur l'emploi comparé au rythme en place depuis un demi siècle. Enfin, avec l'avènement de la mondialisation dans une phase décisive depuis 5 ans, une grande part de la production s'est réalisée en dehors du territoire national (entre autres éléments comme la productivité etc...)

La courbe se retourne et pointe vers la récession pour l'heure, c'est le sujet du moment, mais le tout dans un contexte déjà intrinsèquement dégradé depuis assez longtemps et qui constitue une faiblesse pour la suite.  A retenir.

Le Dow Jones a inversé sa tendance à la fermeture de Paris avec une annulation des pertes de début de séance grâce à des achats sur les financières dont l'indice sectoriel prend + 4,83 % sur la séance. Le Dow Jones ferme la semaine en hausse de + 0,29 % à 11 220, 96 points avec un score hebdomadaire (sur 4 jours) moins lourd de 2 % que le CAC 40.


Semaine prochaine, le temps fort concerne les ventes de détail aux USA pour août dans un contexte toujours très tendu de toutes parts.
La bourse de Shanghaï pointe ainsi désormais par exemple vers une division par 3 de son indice principal en une dizaine de mois.

Rappel de base pour le week-end : une perte de  25 % nécessite un gain ultérieur de 33 % pour récupérer sa 'mise' initiale, une perte de  50 %, un gain de 100 % et une perte de 66 % un triplement ultérieur...

Actualité - Bourse : coup de tonnerre
   
Le CAC 40 baisse lourdement de - 3,22 % à 4 304,01 points et le Dow Jones de - 2,99 % à 11 118,23 points.

La BCE a maintenu ses taux directeurs à 4,25 % avec une révision de la croissance européenne à la baisse (1,4 % contre 1,8 % prévu en juin) dans le droit fil des derniers indicateurs parus dernièrement mais l'attention évoquée au sujet de l'inflation notamment quant à son éventuel transmission aux salaires (effet de second tour) ne laisse pas encore véritablement percer de volonté de baisser les taux à ce stade.

Même constat auprès de la Banque d'Angleterre, aujourd'hui, avec le statu quo observé à 5 % compte tenu d'une inflation encore plus élevée et d'un ralentissement encore plus marqué que sur le continent qui laissent  peu de marges de manoeuvre aux autorités monétaires.

Les indicateurs américains sont ressortis mitigés avec une enquête ADP sur l'emploi qui laisse ressortir une perte d'emploi de 33 000 postes dans le secteur privé en août à la veille de la cruciale statistique officielle sur les création d'emploi contre - 30 attendus. Les inscriptions au chômage ont par ailleurs augmenté de 15 000 la semaine dernière.

L'indice d'activité du secteur des services US est ressorti à 50,6 en août après 49,5 en juillet et contre 49,5 également attendus.

Le graphe ci-dessus confirme celui d'avant-hier concernant une activité 'surnageant' et des prix payés qui se retournent à la baisse.

Cette donnée n'a pas permis d'amortir la baisse ni plus tôt la productivité pour le 2nd trimestre aux USA ressortie à 4,3 % contre 3,5 % attendus et contre 2,2 % le trimestre précédent.

Si la tension palpable décrite hier est un élément fort sous-jacent, il est très difficile de cerner et de recouper valablement aujourd'hui la sensibilité du marché à telle ou telle donnée comme cela peut être présenté parfois de manière simple, directe et causée sur tel ou tel élément sur certaines séances.

Nous sommes là dans des grands équilibres qui lâchent et se rédefinissent à l'image de l'euro qui se traite à 1,4325 $. Poursuite de tendances déjà en germe durant les vacances, redéfinition de grands axes d'investissement en cette rentrée, perte d'éléments moteurs pour les investissements en actions dû au manque de latitude des banques centrales, à la faiblesse de l'activité globale qui dure, beaucoup de choses sont à l'oeuvre.

Le retour du CAC 40 sur son support à 4300 points est une alerte à ne pas négliger dans ce contexte. Les préconisations délivrées hier soir restent d'autant plus d'actualité.

Rentrée tendue pour la planète finance
   
Après le revers d'hier du Dow Jones, le CAC 40 lâche - 2,03 % à 4 447,13 points au côté de Londres à - 2,15 % et d'Amsterdam à - 2,02 %. Francfort limite les dégâts pour clore à 6 467,49 points en baisse de - 0,78 %. La faiblesse constatée à Wall Street à nouveau aujourd'hui malgré un indicateur assez performant n'a pas permis de stabiliser les choses, le marché étant pris entre de multiples feux que nous allons détailler ci-après :

D'un point de vue technique et en préambule, l'arrivée du CAC 40 sur les  4 550 comme pour le Dow Jones avec les 11750/11800 points constitue une zone de résistance assez forte.

Statistiques européennes toujours dégradées :

- les ventes au détail au sein de l'Euroland ont baissé de - 0,4 % en juillet contre une stabilité attendue et celle de juin ont été révisées négativement à - 0,9 % contre - 0,6 % initialement. La baisse annuelle s'établit donc à - 2,8 % assez nettement en-deça des attentes.

- L'activité du secteur des services de l'Euroland s'est à nouveau contractée en août à 48,5 après 48,3 en juillet. Seule l'Allemagne progresse à 51,4. L'indice PMI composite (activité du secteur manufacturier + services) s'établit à 48,2 après 47,8 en juillet.

- le PIB pour le 2nd trimestre a été confirmé à - 0,2 % contre - 0,6 % au Japon et + 0,8 % aux USA (les 3,3 % annoncés étant un chiffre annualisé) mais la progression sur un an a été revue de + 1,5 à + 1,4 %.

Un marché des changes instable :

Compte tenu de ces éléments, l'euro a connu une nouvelle faiblesse à 1,4382 $ avant de se reprendre et se stabiliser aux alentours de 1,45 $.

Demain, la BCE fera part de sa décision concernant sa politique monétaire. Même si un maintien des taux à 4,25 % est très largement anticipé, les dernières nouvelles économiques concernant l'Euroland ont libéré des anticipations de baisse prochaine de ceux-ci compte tenu de la dégradation constatée sur le front économique et ce, d'autant plus largement, que les matières premières sont en repli offrant donc une marge de manoeuvre théorique plus large puisque l'inflation commence par ce biais à se calmer.
Les opérateurs sont donc dans l'attente du discours de J-C Trichet, Président de la BCE, pour tenter de discerner son orientation pour les mois à venir en fonction de son analyse plutôt centrée sur la faiblesse de la croissance ou au contraire sur les risques d'inflation.

La perspective d'une baisse de taux affaiblirait l'euro dans son attractivité vis à vis du dollar alors qu'une position stable renforcerait au contraire sa force relative.

Matières premières et dollar :

La position des marchés sur le pétrole est par ailleurs de plus en plus sujette au doute (et aux contre-pieds intempestifs) car si la baisse de l'or noir jusqu'ici libérait du pouvoir d'achat pour les ménages et améliorait les marges des sociétés en dépendant, la baisse complémentaire de ces derniers jours laisse perplexe et ouvre surtout sur la faiblesse de la demande qui est devenue générale.

Bénéficiant du repli des matières premières et de l'inflation qui lui est liée, le dollar se reprend tout autant qu'il bénéficie d'un différentiel de croissance favorable pour l'heure, les USA offrant une croissance faible de l'activité mais supérieure à nombres d'autres grandes zones économiques. Par ailleurs, en période de ralentissement général, le dollar US semble retrouver son caractère de 'refuge' pour nombres d'investisseurs positionnés dans des monnaies secondaires, mineures ou 'exotiques'.


→ Bref, le menu de rentrée est assez chargé d'autant que sont attendus les chiffres de l'activité des services demain aux Etats-Unis et surtout les créations d'emploi après-demain. Tout ceci est susceptible de donner lieu à des réorientations globales par les grands gestionnaires de fonds et chacun est aux aguêts car toutes les grandes variables sont touchées de près ou de loin (devises, matières premières, taux, données macro-économiques...) et sont arrivées sur des supports 'importants à majeurs'.

Comme le plus souvent, ce sont les USA qui vont donné le 'la'. Maintenant que le ralentissement est acté au plan mondial, on va scruter la résistance américaine pour voir si elle va impulser l'éventuel rebond global ou faire retomber tout l'ensemble plus bas.

Pour l'heure, les commandes à l'industrie sont ressorties pour juillet à nouveau avec une certaine vigueur à + 1,3 % sur un mois contre + 1 % attendu et le chiffre de juin a été révisé positivement de + 1,7 à + 2,1 %.
Le tableau ci-dessus qui reprend les commandes hors défense confirme la progression après le gros trou d'air observé en début d'année. La progression annuelle dépasse les 5 % tandis que lors de la récession de 2001, cet élément évoluait en baisse de - 10 % à ce stade. C'est une des différences majeures de la crise actuelle d'un point de vue historique comme nous l'avons déjà vu ensemble.

Le rapport de la Fed paru à 20 heures sur l'état de l'Economie confirme ce diagnostic d'éléments dégradés comme l'immobilier et ceux résistants comme celui-ci ou comme les exportations, le tout étant jugé par l'institution comme donnant lieu à une croissance 'lente' ou 'molle' ou entre 2 eaux (ce dernier qualificatif résulte de notre expression) à l'image de l'indicateur vu hier.


Du blé (ci-contre) entrain "d'attaquer" un support important comme vu dans Vive secousse sur les matières premières en passant par le cuivre (cf. Docteur Copper a t-il de la fièvre ? - Partie 1 ) jusqu'à l'euro / dollar ou encore l'or, etc... un grand nombre de supports sont en jeu, principalement sur les matières premières, avec des conséquences potentielles globales que chacun a dans le viseur pour les prochaines séances en complément de tous les éléments vus plus haut.

Les choses bougent globalement et sans aller jusqu'à parler de 'tectonique des plaques' ou de 'mouvements sismiques', les opérateurs restent très vigilants sur les éventuels glissements de terrain en germe.
On restera très attentif et sans a priori sur ces évolutions qui ont une probabilité élevée de dessiner les contours essentiels pour les semaines et mois à venir  et de déclencher de nouveaux enchaînements. Il y a parfois un élément précis qui guide les marchés (1 banque, 1 statistique...), d'autres fois où c'est une atmosphère qui s'impose ou un 'thème', ici nous avons tout le panorama indécis sur des niveaux à ne pas négliger et en recherche d'un nouvel équilibre.

Indécis, dans l'attente, le Dow Jones termine quasi inchangé un peu au-dessus des 11 500 points.


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